Toutes photographies © Adrian Armanca

Jocelyn Bigot a réalisé sa première performance L'Enfant de Vitruve, le 24 septembre 2004 à la 4ème Biennale de Montréal, grâce à l'installation de Will ALSOP et Andra HAYWARD, Montréal : la ville créative. Calligraphies, body-painting et Langue des Signes (il était également interprète en Langue des Signes Française à Paris) lui ont permis, le temps d'une soirée, de s'approprier cet espace que le public a pu également faire sien. Le moment clef de cette performance reste la création d'un Enfant de Vitruve, grâce à la collaboration d'un petit garçon.

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L'Enfant de Vitruve, performance du 24 septembre 2004, à la 4ème Biennale de Montréal,

dans l'installation de Will ALSOP et Andra HAYWARD, Montréal : la ville créative

 

Depuis le printemps 2004, Jocelyn Bigot travaille à une série d'hommages à des artistes, empruntant les voies des arts plastiques ou de la performance. C'est dans ce cadre que la 4ème Biennale de Montréal a accueilli le 31 octobre 2004 son Hommage à Orlan / MesuRage de l'espace d'exposition de l'ex-édifice The Gazette lors de la 4ème Biennale de Montréal. Le thème de la Biennale 2004, l'Agora - le domaine public, offrait un cadre idéal à la réalisation de ce type de performances, les MesuRages de rues et d'institutions, mises en place par l'artiste stéphanoise à partir de 1964.

" Il s'agit, dans ce MesuRage, comme le fit Orlan entre 1964 et 1983, et pour reprendre exactement ses propres termes, de confronter directement l'espace de l'ex-édifice de The Gazette à mon corps, qui me fournit mon unité de mesure. J'invite le spectateur à s'interroger sur le rapport direct entre l'individu, et donc son corps, et l'architecture qui l'entoure. Je remets ainsi en scène la relation idéale souvent établie, de Vitruve à Le Corbusier, entre le corps humain et l'architecture. Par cette performance, je rends également au corps sa centralité. Ne parle-t-on pas souvent en Amérique du Nord en pieds et en pouces ? J'évalue ainsi la place que cet endroit laisse à l'individu, et à moi-même..."

Comme Orlan l'avait fait dans le passé, Jocelyn Bigot a commencé par dresser un constat, posé sur un chevalet. Il a ensuite enfilé une robe de coton blanc - identique à celle que portait l'artiste - s'est mis à quatre pattes, s'est allongé et a tracé un trait à la craie derrière sa tête. À partir de cette marque, il a recommencé l'opération, autant de fois que nécessaire. Puis il a compté avec deux témoins le nombre de fois que son corps s'est inscrit dans l'espace d'exposition - soit 341 fois - et l'a noté dans le constat qu'il a signé. Il a alors lavé la robe en public et a recueilli l'eau sale dans un reliquaire, qu'il a scellé à la cire et étiqueté. Pour finir, il a brandit le flacon en posant comme la Statue de la Liberté.

Les œuvres issues de cette performance comprennent le flacon d'eau de deux litres, cacheté à la cire et étiqueté, le constat, les photographies, films et vidéos et la robe.

Cliquez ici pour lire le texte écrit par Stéphane Bouchard, lauréat du Prix de participation de la catégorie " Grand public " du Concours 2004 Devenez critique d'art organisé par le Centre international d'art contemporain de Montréal.

Performance du 31 octobre 2004, Hommage à Orlan / MesuRage de l'espace d'exposition de l'ex-édifice The Gazette lors de la 4ème Biennale de Montréal